La topographie de la commune de Flaxweiler est marquée par trois bassins versants distincts dont l'un avec la localité de Flaxweiler est orienté vers la région de la Syre, tandis que les deux autres, abritant les localités de Oberdonven et Niederdonven respectivement Beyren et Gostingen, s'ouvrent sur la vallée de la Moselle. Cette situation très particulière se reflète surtout au niveau du développement des infrastructures collectives qui, au fil des années, n'ont pu être centralisées comme dans les communes autrement proportionnées, voire uni-sectionnaires.

Le nom de Flaxweiler dérive, quant à son radical "Weiler", de Wilra, Wilre ou Vilare et, quant à son préfixe "Flax", de la plante de lin appelée en allemand "Flachs", ayant été cultivée en ce lieu autrefois. Le village est situé au pied d'une des plus anciennes collines du pays, le "Widdebierg". Depuis l'époque des Celtes, cette élévation boisée, avec sa cote de 386 m, n'a cessé de jouer un rôle important dans l'économie de la région, soit par le produit de la forêt et de la chasse, soit par l'exploitation périodique de ses carrières ou par le captage de ses nombreuses sources. En 1995, le réservoir d'eau du syndicat SIDERE, destiné à assurer l'approvisionnement en eau potable de la Région Est du Gutland, y fut construit.

En tant que commune rurale, la vie des habitants était principalement marquée par l'agriculture, la viticulture et la sylviculture. Mais, suite aux difficultés rencontrées dans le secteur primaire après la Deuxième Guerre Mondiale, le nombre des exploitations traditionnelles a subi une régression sans fin jusqu'à nos jours. Parallèlement, l'absence quasi totale d'exploitations artisanales, commerciales et industrielles est à l'origine d'une évolution qui, de plus en plus, transforme la commune en commune-dortoir tributaire des grands centres d'activités nationaux et régionaux. Face à la recette pratiquement nulle de l'impôt commercial sur le propre territoire, il faut constater que cette situation déséquilibrée grève sévèrement le budget communal.

L'évolution démographique est en rapport étroit avec la dégradation des petites et moyennes exploitations du secteur primaire. Ainsi, la population de 2.215 habitants en 1851 a subi une baisse continue jusqu'à 1.026 unités en 1983. Seulement à partir de ce moment, un premier renouveau s'est fait ressentir, dû au beau cadre rural et à l'accès facile de l'autoroute Luxembourg-Trèves réalisé en 1992. Les cinq villages connaissent un nombre croissant d'habitants et les autorisations de construction et de rénovation sont en nette augmentation.

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